Dans une tribune publiée par Le Nouvel Obs j’ai fait le parallèle avec la sécurité routière et le tabac pour montrer l’impact direct sur les vies humaines épargnées et donc sur notre démographie de régulations souvent combattues en leur temps et désormais jugées évidentes.
Au moment où se poursuit la macabre succession des suicides adolescents dont la cause première est le cyber-harcèlement, et que le débat sur l’interdiction des réseaux sociaux comme sur la protection des plus jeunes face à la pornographie sur internet s’intensifie, il faut le dire clairement : l’absence de cyber-régulation efficace tue notamment chez les plus jeunes.
Et les nombreux acteurs numériques concernés, dont les grandes plateformes, sont complices par leur inaction voire leurs actions répétées de retardement.
Ceci pour répondre au message de plus en plus bruyant venu d’Outre-Atlantique mais fortement relayé chez nous que la régulation serait l’ennemi de l’innovation et du développement économique.